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Pascal Henry entraine les habitués et prépare la relève

Sur le circuit poney, deux vagues de cavaliers distinctes se rencontrent sur les Grand Prix. Les expérimentés qui ont déjà couru les championnats d’Europe et/ou de nombreux internationaux, et les plus jeunes, montés sur de très bons poneys. Deux préparations s’imposaient pour eux.

Pascal Henry au BIP 2009Pascal Henry au BIP 2009 // Photo : Béatrice Fletcher

Pascal Henry, entraineur national poney cso a innové. Cet hiver les stages de détection ont été scindés différemment, à l’image de ce qu’on peut voir sur les terrains de concours. D’un côté, les « grands ». Ils concourent depuis plusieurs années sur la tournée des as, et certains ont eu la chance de participer plusieurs fois aux championnats d’Europe. Il s’agit de cavaliers déjà très encadrés, comme les élèves de Villeneuve Loubet (Tressy et Robin Muhr, Maxime Couderc, ou encore Fanny Skalli, François Denis). Pris en main depuis deux ou trois ans, ils sont déjà « détectés ».

Pour Pascal Henry, c’est une réserve prête. Le plus gros de son travail se situe au niveau de la génération montante. Ils ont entre 11 et 13 ans, et font leur premier pas dans le haut niveau. « J’ai décidé de mettre l’accent sur la formation des coachs, confie l’entraineur, je veux les informer sur le sport de haut niveau ». Mais cette relève est-elle prête pour les championnats d’Europe, en juillet 2010? « Je n’aurai pas peur d’envoyer un cavalier de 13 ans aux championnats. L’expérience m’a montré que ça pouvait fonctionner, comme avec Robin Muhr ». D’autant plus que les arrivants s’arment de très bons poneys. Parmi eux, Florine Roussel, 13 ans, dispose de trois poneys qui sortent en Grand Prix. Manon Ravenel, a commencé à 12 ans la tournée des as sur Magic Leam Pondi, l’ancien poney de Lara Postillon, qui a déjà gouté aux CSIP. Camille Flavigny vient pour sa part de récupérer le crack Anydale, citons également Victoria Head qui monte désormais Inorzenn Breizh, qu’on rencontrait auparavant sous la selle de Fanny Skalli.

La sélection sur le terrain

Le nombre de cavaliers potentiels pour les « Europe » est donc conséquent. Pour faire son choix, Pascal Henry compte sur la tournée des as et les CSIP. « Pouvoir engager des cavaliers en CSIP, en même temps que la France court les CSIO, est un réel avantage. Cela permet de les mettre en situation ». Dans deux semaines, il se rendra avec les poneys à Manerbio, en Italie pour un « indoor ». Puis, le mois de mars sera tourné vers les as, Jablines (20/21 février), Bourg-en-Bresse (06/07 mars), et Jardy (20/21 mars). Ensuite les poneys retrouveront les juniors à Rome, début avril. Avant le BIP de Fontainebleau, tout ce petit monde ira en stage à Lamotte Beuvron, pour préparer le week-end du 18 au 20 avril.

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